La muse
Mon ami tu es bien songeur,
Je sais à quoi tu pense
Et sur quoi tu t'avances.
Tu imagine encore ce bonheur,
Celui d'avoir une amante à chérir
Et qui saurai te guérir.
Le poète
Oui ma muse, j'invente mes douceurs,
Je lui montrerai toute ma tendresse,
Ma romance, et malgré mes douleurs
Je renaîtrai de mes faiblesses.
Passer des moments intenses, d'infini partage,
L'entente de deux esprits,
Voulant lui construire un paradis éternel.
Je lui donne tout, toutes mes pages,
Mon corps mon essence, sans prix
car sans valeur, tels que je lui révèle.
La muse
Tu as du mal à exprimer toutes ces merveilles,
Je sens que tu ne trouves pas les mots forts,
Mais tu n'as pas pour autant tord.
La poésie est limitée, elle ne peut rendre la pareil
A la beauté que forme la pensée.
L'important est ce que tu donnes tout entier
A cette amante, si douce à ton coeur
Et qui adoucie tes moeurs.
Le poète
Je passe alors des soirs à regarder
Les étoiles avec elle, voir des couchers de soleil
Dans ses bras, je n'hésite plus à me confier
A cette femme qui m'émerveille.
Ma muse, la vie est belle,
Comme toi, ma tendre et douce,
Toi qui vers la lumière me pousse.
Tu magnifies mon réel.
La muse
Merci mon beau chevalier, je donne vie
A ta poésie, et toi tu me chéries
Au point de m'élever au rang de reine,
Toi qui te donnes tant de peine.
Cesse de souffrir car je suis là
Un jour tu dormiras dans mes bras.